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Notes sur l’histoire de Saint Nicolas, par Henri Welschinger

I. De l’Œuvre de Saint Nicolas aux Frères des Écoles Chrétiennes

L’actuel groupe scolaire La Salle - Saint Nicolas est idéalement placé au cœur de la ville d’Issy-les-Moulineaux, aux portes de Paris et à 1/4 d’heure du quartier latin par le métro. Il fait partie du réseau des écoles lasalliennes (FEC) depuis 1859.
L’établissement, entièrement reconstruit en 2000, accueille sur
près de 19 000 m², quelques 1500 élèves, du Collège aux baccalauréats, et en enseignement supérieur (BTS).
Sur 4 étages, l’internat mixte d’une centaine de chambres  est très recherché par les parents et les élèves désireux de trouver les meilleures conditions pour la réussite des études.
La richesse et la complexité de son histoire, font de Saint Nicolas un lieu unique où la tradition mêle la générosité sociale et chrétienne de ses origines, héritée de l’apostolat des classes populaires, à la philosophie et au projet pédagogique de Jean Baptiste de La Salle.
Saint Nicolas s’est construit par strates successives au fil des décennies et offre aujourd’hui, dans un cadre contemporain, des formations exigeantes et rigoureuses, bien que diverses.
De 1996 à 2000, le président de l’OGEC Marcel Albisetti et le chef d’établissement Bernard Pistre,  sont au coeur de la reconstruction complète des bâtiments et lèguent ainsi à leurs successeurs Patrick Scholtz et Nicole Marichez , présidents d’OGEC,  et Gabriel Andrei, puis François Tribout chefs d’établissement, un formidable outil au service des élèves.

  • A l’origine de l’Œuvre de Saint Nicolas : l’apostolat des classes populaires parisiennes
  • Les deux fondateurs de l’Œuvre, l’abbé de Bervanger et le vicomte de Noailles.

En 1827,  L’abbé de Bervanger crée l’Œuvre de Saint Nicolas pour » l’instruction des jeunes garçons pauvres et délaissés ».
Nous sommes dans le premier tiers du 19e siècle, aux débuts de la révolution industrielle et de ses corollaires sociaux. Les classes populaires souffrent, en particulier leurs familles. Dans la lignée de ce qu’il a déjà entrepris, l’abbé de Bervanger au travers de l’Œuvre va créer « un internat primaire et professionnel où il formerait de jeunes garçons pauvres et plus ou moins délaissés, qu’il placerait ensuite chez des patrons chrétiens ».

Le démarrage du premier établissement Saint Nicolas est des plus modestes ; en effet, il s’ouvre avec 7 élèves dans une mansarde de la rue Saint Hippolyte au faubourg Saint Marceau à Paris. Ce sont surtout des enfants abandonnés. Puis ce sera avec 40 enfants à Vaugirard. Rapidement l’Œuvre s’enracine, au point qu’en 1927, soit un siècle plus tard, les 4 Maisons Saint Nicolas de Paris : Vaugirard, Issy, Igny et  Passy Buzenval comptabiliseront 2500 élèves

Malheureusement notre abbé se trouve confronté à des difficultés financières puis politiques (il est légitimiste). Dès 1830 et jusqu’en 1837, le vicomte Victor de Noailles, qui partage les mêmes idées chrétiennes et sociales que l’abbé, vient au secours de l’Œuvre. En en prenant la direction, il en redresse la situation financière, l’organise, la réglemente. Il obtient ainsi de congrégations de Frères, l’aide de religieuses, puis il tente de créer une première Association des Frères de Saint Nicolas. Enfin, peut de temps avant sa mort, souhaitant rendre l’œuvre pérenne dans ses propres murs, il achète un vaste immeuble au 57 de la rue de Vaugirard.

En 1838, Saint Nicolas d’Issy accueille ses premiers élèves, dont les plus grands reçoivent des cours de jardinage.

Après le décès du Vicomte de Noailles, l’abbé de Bervanger reprend seul le flambeau mais l’énergie de la jeunesse fait défaut, il est fatigué. l’Œuvre périclite de nouveau, les professeurs partent enseigner ailleurs, les élèves ne sont plus tenus…

L’organisation en vigueur

 Le conseil d’administration, nommé par l’archevêque, gestion financière

 L’abbé de Bervanger, Supérieur
 Les Prêtres-directeurs, ses auxiliaires
 Les Frères instituteurs, chargés de l’enseignement scolaire et de la surveillance
 Les contremaitres chargés de l’instruction technique
 Les Sœurs de la Providence,

  • 1859, L’enseignement passe aux mains des Frères des Écoles Chrétiennes

En octobre 1858, pour sauver l’Oeuvre, l’abbé de Bervanger se retourne vers l’archevêque de Paris, le cardinal Morlot, et le convainc d’accepter en donation l’Œuvre de Saint Nicolas.
Celui-ci finit par accepter ; il crée alors une société légale dont il prend la présidence.
Le 27 août 1859, un décret impérial reconnaît l’Œuvre de Saint Nicolas de Paris d’utilité publique, ce décret sera reconduit par la suite par le ministre Gaston Deferre.
On cherche ensuite à trouver un corps enseignant. L’archevêque finit par le trouver en la personne des Frères des Ecoles Chrétiennes.

Le 12 février 1859, ce sont pas moins de 40 Frères qui font leur entrée à Issy-les-Moulineaux sous la houlette de leur directeur le Frère Florel. Dès leur entrée, les Frères appliquent les méthodes d’enseignement et d’éducation propre à leur institut et sous le contrôle exclusif de celui-ci. La tâche est difficile, il faut redresser Saint Nicolas, recréer un bon esprit, redonner de la discipline, remettre les élèves au travail ; au bout de quelques mois ce sera chose faite.

Le conseil d’administration de l’Œuvre se réserve le contrôle financier, la surveillance du régime alimentaire, les décisions relatives aux réparations importantes et l’achat du matériel. Quant aux Sœurs des Ecoles chrétiennes, elles sont chargées des services de l’infirmerie, de la lingerie, de la buanderie et de la cuisine…

  • 1864, la disparition du créateur de l’œuvre

Le 30 décembre 1864, Monseigneur de Bervanger s’éteint à Saint Denis (93) où il avait pris sa retraite. Il est inhumé, à titre exceptionnel, dans la chapelle d’Issy au cœur de cet établissement qu’il a vu naître et si représentatif de cette œuvre pour laquelle il a donné toute sa vie. Sa sépulture y restera jusqu’en 1999, date à laquelle la petite chapelle (construite en 1893 sur les ruines du château) sera remplacée par l’actuelle chapelle auditorium à l’occasion de la reconstruction de Saint Nicolas.

Sa tombe sera déplacée au cimetière d’Issy-les-Moulineaux et ses restes inhumés dans le caveau des frères des Ecoles Chrétiennes. Dans le vestibule de Saint Nicolas une plaque rappelle l’action de Monseigneur de Bervanger.

En 1870, l’œuvre de Saint Nicolas gère trois établissements, rue de Vaugirard, Issy-les-Moulineaux et Igny puis à partir de 1901 Saint Nicolas Passy Buzenval.

Pour ce qui nous concerne, c’est en 1838 que Saint Nicolas d’Issy accueille ses premiers élèves, dont les plus grands reçoivent des cours de jardinage.

  • Saint Nicolas lors des 3 conflits de 1870, 1914 et 1939

En 1870, les troupes ennemies avançant sur Paris, les élèves sont évacués sur Saint Nicolas de Vaugirard ; Saint Nicolas d’Issy est transformé en ambulance, ce, jusqu’en mars 1871. Puis l’école est ré ouverte jusqu’aux évènements de la Commune, où elle est de nouveau transformée en ambulance. Suivent plusieurs mois de période trouble où les frères risqueront leur vie en restant à Issy.

Lors du premier conflit mondial, de 1914 - 1920, Saint Nicolas est transformé en hôpital militaire.

Il le redeviendra de 1939 à 1944 à l’occasion de la seconde guerre mondiale.

  • 1904-1909 la sécularisation de l’école Saint Nicolas

L’époque contemporaine

  • La constitution de l’actuel groupe scolaire

Avant 1939 une section Commerce permet d’apprendre la comptabilité, la sténo et à se servir d’une machine à écrire.

Dans les années 50 Saint Nicolas s’enrichit d’une école primaire et d’un Collège autour d’un grand  internat.

1964 voit l’arrivée de l’AAPM,  l’actuel lycée professionnel
1972, arrivée d’une Unité de formation par l’apprentissage en Automobile

Dans les années 80, le Lycée Général et Technologique prend la place du Primaire

En 1992, la fusion de ces unités pédagogiques constituera la colonne vertébrale du groupe scolaire actuel. Avec un Collège de proximité, un Lycée Général et Technologique, un lycée Professionnel, un CFA UFA

Et depuis septembre 2007 l’enseignement post bac avec Le BTS TC et le BTS A.V.A. de l’UFA.

  • 1964 L’apport de l’AAPM

L’association Rosarienne pour le développement de l’Apprentissage possédait un immeuble à Paris, rue Vercingétorix où elle soutenait et développait une Œuvre dite Atelier d’Apprentissage de Petite Mécanique ; école technique privée reconnue par l’état et crée le 22 septembre 1921. La ville de Paris, souhaitant récupérer les terrains, dans le cadre d’un aménagement, celle-ci déménage sur le site de l’école d’Issy-les-Moulineaux. L’association est dissoute au profit de l’œuvre saint Nicolas, l’association propriétaire.
Une nouvelle association est crée (en 1967), dénommée les Amis de L’École Saint Nicolas d’Issy, pour la gestion de l’école Saint Nicolas et de l’AAPM.

En octobre 1964, les 80 élèves de l’AAPM reprennent leurs cours à Saint Nicolas d’Issy dans de nouveaux bâtiments passant ainsi à 240 dont 30 élèves pensionnaires.

En 1972, s’ajoute un centre de formation d’apprentis en mécanique auto (UFA)

Contrat d’association en date du 5 novembre 1973.

En 1978, en application de la réforme Haby, qui demande que chaque établissement ait une originalité et un projet d’établissement, 2 directions distinctes voient le jour, sous couvert de deux associations de gestion :
les Amis de L’École Saint Nicolas d’Issy qui gère dorénavant l’école St Nicolas et le Collège,
et l’association d’éducation populaire d’Issy (AEIP) pour l’AAPM.

En 1992, un nouveau changement intervient avec la fusion des 2 établissements, Saint Nicolas et AAPM

En1999-2000, inauguration des nouveaux locaux de Saint Nicolas entièrement reconstruit.

2015, Michel Quinton est le Directeur en poste aujourd’hui. Il succède ainsi à Bernard Pistre, Gabriel Andrei et enfin François Tribout, les 3 chefs d’établissement qui ont été en responsabilité depuis l’ouverture des nouveaux locaux en 1999-2000.